Le Forum de Caux pour la Sécurité Humaine s’est consacré aujourd’hui au défi de l’érosion et de la dégradation des sols, qui détruit chaque année une surface équivalant à 3 fois la superficie de la Suisse. Parmi les organisateurs, Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de Convention de l’ONU sur la lutte contre la désertification, dont la mission est de mobiliser les organisations et la population pour faire reculer les déserts causés par l’Homme, a fait part de ses convictions.

Luc Gnacadja (Photo: Tanya Wood)Luc Gnacadja (Photo: Tanya Wood)

« L’espèce humaine est la seule qui exploite la terre jusqu’à la désertification » a-t-il commencé. « Nous sommes l’acné de la planète ». Les terres les plus vulnérables à l’érosion sont les zones arides et celles qui connaissent déjà des stress hydriques. Elles représentent 1/3 de la surface du globe et produisent 44% de l’alimentation de la planète, a-t-il continué. Ce fléau est une cause majeure de conflits, car des milliers de personnes sont forcées de se déplacer vers des terres plus fertiles.

L’espoir se transforme en résultats

« L’ équilibre est précaire et nous ne nous attaquons pas encore aux racines de ce problème » a-t-il continué. Nous devrions doubler la production alimentaire pour nourrir 9 milliards de personnes, alors que le cycle vicieux de la pauvreté empire et que 8 conflits sur 10 surviennent dans des régions arides. « La bonne nouvelle est que les gens se mobilisent sur le terrain. » Nous constatons des améliorations dans plusieurs zones arides, car les habitants s’efforcent de s’adapter, et nous devons les soutenir. Luc Gnacadja a appelé à un gouvernance fondée sur « un management holistique » et à concentrer nos actions sur les plus pauvres : « le milliard oublié ». « Le coût de l’inaction est bien plus élevé que celui de la mobilisation » a-t-il mis en garde.

Photo: Tanya WoodPhoto: Tanya WoodCette journée spéciale du Forum de Caux a rassemblé de nombreux experts, des personnes engagées sur le terrain et des agriculteurs. Des déclarations d’espoir ont raisonné durant toute la journée. Le public a activement participé aux temps de question - réponse et témoigné de ses propres expériences. M. Gnacadja a également fait honneur aux « nombreux succès et aux pratiques exemplaires. » Ces pratiques sont très fortement liées à un lieu et à une culture spécifique. « On ne peut pas faire du copier/coller. Il faut d’abord se taire et écouter, pour comprendre ce qui pousse les habitants à agir ainsi. Ensuite seulement nous pouvons leur donner des conseils scientifiques » a-t-il terminé.

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